Les Images

Les images...

le passage_ le spectateur sur la rive


"Les images naissent et meurent

dans le miroir de la conscience…


La mémoire crée l’illusion d’une continuité.

La mémoire n’est qu’un mode de pensée,

elle est purement transitoire.

C’est sur ce fondement instable que nous construisons

tout un monde de situations.
 
Ce que vous prenez pour une réalité est

simplement un concept surgi de votre mémoire.

La mémoire surgit de l’esprit, l’esprit du témoin, 

le témoin de votre vraie nature.

 
Vous êtes le témoin,

le spectateur placé sur la rive regardant le fleuve couler.

Vous ne bougez pas, vous êtes au-delà du changement,

au-delà du temps et de l’espace.

Vous ne pouvez percevoir ce qui est permanent

parce que vous l’êtes."
 

Jean Klein


...



"L’essence de l’homme échappe aux qualifications que lui confèrent ceux qui l’entourent 

dès qu’il cesse de s’identifier avec la définition de cet environnement, 

il se découvre unique et libre. 

La liberté totale, vécue, est exempte de tout concept tel que l’image d’un moi, elle est transcendante.

La création de cette image est, comme tout autre objet, 

une formation suscitée par des facteurs accidentels et dépend d’un sujet ultime et immuable la pure conscience. 

La privation de liberté est uniquement éprouvée par un moi imaginaire, 

en son absence un pareil manque ne saurait s’installer, 

la pensée en elle-même échappe alors aux routines de l’expérience sensori-motrice.


L’attention silencieuse contient plus que le connu, elle est le support du connu et elle est au-delà. 

L’investigation au sujet du « qui suis-je ? » est toujours motivée par un déséquilibre, une rupture, 

et cette enquête trouve son ultime éclaircissement par l’intégration dans le « je suis », 

inexprimable, ineffable, impensable.


Cette expérience est instantanée, mais son approche peut se faire par étapes successives ; 

les énergies sont dans ce cas canalisées peu à peu dans cette direction. 

Chaque déblocage entraîne une plus grande lucidité, 

un dépouillement et achemine vers ce qui est vécu comme parfait équilibre, 

sans attente, sans la moindre tension pour atteindre quelque chose.


Pour qui le monde est-il un problème, pour qui existent le plaisir, la douleur, le désirable, l’indésirable ? 

Pour le moi qui n’est qu’un artifice social, une fiction. 

Au moment où cela est clairement vécu, cette entité fantomatique et son problème se volatilisent.

L’ego désire mener choses et circonstances selon ses fantaisies, 

mais son existence n’est qu’une ombre qui a besoin d’un corps pour la faire vivre. 

Une vision juste lui enlève successivement toutes les caractéristiques dont il s’était faussement emparé 

et il se résorbe dans son essence qui est présence, lucidité."


Jean Klein



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